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evo moralesEvo Morales soigné à Cuba ... pour un "mal de gorge"

En ligne le 6 mars

Au pouvoir depuis 10 ans, le président bolivien Evo Morales, est arrivé le 1er mars à Cuba pour des examens médicaux. Il souffre d'une infection virale, mais son état n'est pas alarmant, a annoncé le 2 mars le vice-président Alvaro Garcia.

Rappelons qui est Morales. Morales qui se montrait extrêmement proche du Vénézuélien Chávez, partageait avec celui-ci la vision dite bolivarienne du socialisme du XXIe siècle pour l'Amérique latine. Dans le dispositif bolivarien il porter l'image de l'indianisme qu'il affirme avec force. Au départ il est ainsi engagé dans le combat politique via la lutte syndicale des petits producteurs de coca. En 1988, le gouvernement avait décidé sous la pression internationale de détruire les récoltes et de les remplacer par d'autres cultures. La politique d'éradication de la coca, financée pour une grande part par la Drug Enforcement Administration cristallise sa rancœur vis-à-vis des États-Unis.

Indispensable à l'image du mouvement néo-bolivarien celui-ci ne peut pas laisser entendre que l'influence du président diminue, au profit par exemple d'un Alvaro Garcia qui est tout le contraire : intellectuel marxiste de souche espagnole.

Evo Morales, âgé de 57 ans, s'est donc rendu à La Havane pour y subir un bilan médical complet, et il souffre notamment d'une sinusite et d'une infection des cordes vocales, a-t-il précisé.

Son départ pour Cuba, pays allié de la Bolivie, avait été annoncé la veille par le ministre bolivien de la Présidence René Martinez.

"Les résultats médicaux sont rassurants, nous n'avons pas de raison de nous inquiéter" pour Evo Morales, a assuré le vice-président.

"Son état n'est pas grave, il n'y a pas de complications affectant les organes internes, ce sont des virus, qui seront traités", a-t-il déclaré, sans préciser quel type de virus était impliqué.

Selon lui, Evo Morales avait "des douleurs très fortes qui l'empêchaient de dormir, dans la partie droite de l'abdomen".

À la suite du diagnostic établi par les médecins cubains, les affections dont il souffre vont être contrôlées et "supprimées" dans les prochains jours. Alvaro Garcia a ajouté qu'Evo Morales devrait rester quatre ou cinq jours au repos.

La présidente de la Chambre des députés bolivienne, Gabriela Montano, a déclaré qu'avant d'aller à Cuba, Evo Morales avait été "traité en Bolivie pendant plus d'un mois et demi par cinq spécialistes en otorhinolaryngologie, sans les résultats attendus".

Il a alors été décidé de recourir à la médecine cubaine.

Cette décision et le départ imprévu de Evo Morales pour La Havane ont suscité des critiques de l'opposition bolivienne. Tout en assurant ne pas vouloir spéculer sur la santé du chef de l'État, le sénateur d'opposition Oscar Ortiz a demandé le 2 mars des explications à l'exécutif. "Il est difficile de croire qu'il ait fallu aller aussi loin pour un mal de gorge", a-t-il déclaré.

L'annonce officielle du 1er indiquait en effet que M. Morales allait se faire soigner à Cuba pour un mal de gorge.

Oscar Urenda, secrétaire à la Santé à Santa Cruz, une région de l'est de la Bolivie dirigée par l'opposition, a reproché à M. Morales de ne pas recourir aux services de santé de son pays. Cela envoie le signal "qu'il n'a pas confiance dans nos spécialistes», a-t-il dit.

La ministre bolivienne de la Santé Ariana Campero a appelé l'opposition à ne pas se livrer à des polémiques sur ce sujet

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