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pierre laurent et jean-luc mélenchonPCF et parrainages du candidat Mélenchon: le chantage

En ligne le 10 mars

Au 9 mars, Jean-Luc Mélenchon ne disposait encore que de 356 parrainages, moins que François Asselineau ou Jacques Cheminade. Or, si la base du Parti communiste, a voté un soutien à la campagne de Jean-Luc Mélenchon elle l'a fait contre l'avis de sa direction. Avec 850 élus en capacité d'apporter leur parrainage le Parti communiste bloque donc aujourd'hui encore la régularisation.

Et s'il en est ainsi, à quelques jours seulement de la publication de la liste des candidats, soulignent Marc de Boni et Sophie de Ravinel dans Le Figaro en ligne le 9 juin, "c'est pour envoyer un message de mécontentement":

Interrogé le 5 mars sur France 3 dans Dimanche en Politique, Jean-Luc Mélenchon, a assuré attendre "avec calme et confiance" ses signatures. "Il y a ceux qui me les ont assurées, et ceux dont ce sera sans doute le devoir", a-t-il ajouté, en référence aux possibles réticences de certains communistes hostiles à sa campagne… "La direction communiste a donné pour consigne de geler et d'envoyer le plus tard possible", croit-il en outre savoir.

Dénonciation de "l'arrogance" de Mélenchon

À la tête de la fédération communiste des Bouches-du-Rhône, Pierre Dharréville le reconnaît entre les lignes : «La difficulté dans les discussions avec Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise a pu peser dans les hésitations et le temps pris par un certain nombre d'élus communistes". Un dirigeant communiste se dit encore secoué par "l'arrogance" du candidat à la présidentielle lors d'une réunion en février avec ses alter ego du PCF. "Mélenchon, c'est quelqu'un qui arrive en nous disant qu'il a 200 000 followers sur YouTube, qu'il a ses parrainages, et qu'en gros, il n'a besoin de rien… En plus, il nous colle des candidats aux législatives dans toutes les circonscriptions, y compris là où nous avons des sortants. Eh bien voilà, ça agace".

«Sans le Parti communiste, Jean-Luc Mélenchon ne pourrait pas être candidat à l'élection présidentielle", a opportunément souligné Pierre Laurent, le chef de file du PCF, invité de l'émission politique du Huffington Post, du Lab d'Europe 1, du JDD et de Linternaute.com ce jeudi. "Il y a un parti qui compte dans la vie politique, qui a des élus locaux, sans lesquels il n'y aurait probablement pas de candidature de Jean-Luc Mélenchon, on va le voir avec les parrainages encore cette semaine", précise-t-il. Le suspense devrait se lever ce vendredi, avec une dernière salve de parrains communistes pour permettre à Jean-Luc Mélenchon d'être sur la ligne de départ.

Sans illusions quant à ses chances de créer l'unité entre Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon pour la présidentielle, Pierre Laurent voudrait l'imposer aux législatives, mais la charte des Insoumis que Mélenchon veut imposer à tous ses candidats est un frein. "Les obstacles sont en train de tomber", veut-il croire, en annonçant que le PCF, lui, n'hésitera pas à soutenir des candidats hors de ses rangs, tel François Ruffin à Amiens.

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