Chronique des événements courants

CHRONIQUES 2018

19 avril - Lhoucine Aït JeddigBelgique : le parti de la charia

L'hebdomadaire Le Point a publié le 14 avril un reportage édifiant, réalisé par Clément Pétreault sur un parti islamiste fondé à Molenbeek sous l'intitulé Islam :
Bruxelles. C'est une salle sans fenêtre, mal éclairée, derrière une porte de garage au pied d'un immeuble triste de Molenbeek. Sur la table sont éparpillés des tracts, des bouteilles d'eau et des brouillons de discours. Nous sommes au cœur du parti belge Islam, acronyme d'"Intégrité, Solidarité, Liberté, Authenticité, Moralité". C'est ici, dans cette pièce vide, que sont nées les idées politiques les plus subversives de la campagne des municipales qui débute en Belgique. Les locaux sont déserts, mais la classe politique belge ne parle que du parti Islam. Et, pour une fois, il y a consensus : personne ne veut de ce parti au programme détonnant.
"Charia occidentale" Redouane Ahrouch, l'un des trois fondateurs (...)→ Lire la suite de cette chronique

18 avril - les funérailles de Winnie ex-Mandela Afrique du sud : les funérailles de Winnie ex-Mandela

Le 14 avril à Johannesburg s'est déroulée une cérémonie d’hommage à Winnie Madikizela, l'ex épouse de Nelson Mandela, décédée le 2 avril. Ce fut l'occasion pour le correspondant du Monde M. Jean-Philippe Rémy, de dresser un panégyrique irréel de celle qu'il qualifie de "mère de la nation , "icône anti-apartheid", "dans les gradins, il y a le peuple qui l’aimait tant", etc.
Toutefois, dans son reportage si élogieux, transpire la réallité du désaveu qui l'entourait depuis sa rupture avec la ligne pacifique adoptée par l'ANC. Dans un précédent article étonnement indulgent publié par Le Monde Jean-Philippe Rémy, lui-même avait ainsi écrit : "les dernières années, elle restait proche de son parti de toujours, l’ANC Congrès national africain, mais s’intéressait de près aux activités de EFF, les Combattants pour la liberté économique de Julius Malema. Elle faisait un peu la vestale pour ces jeunes radicaux qui jouent avec le feu, comme elle aimait tant." >Avec le feu elle ne faisait pas que "jouer".
Ayant mis en pratique le slogan "un boer, une balle", le 13 avril 1985, à Munsieville, elle prononce un discours dans lequel elle justifie le supplice du pneu enflammé autour du cou des "traîtres" noirs : "Avec nos boîtes d'allumettes, déclarait-elle, et nos pneus enflammés, nous libérerons ce pays".
Le 24 avril 2003, elle fut reconnue coupable par la justice sud-africaine de 43 accusations de fraudes, de 25 accusations de vols et son frère, Addy Moolman, est lui aussi condamné. Elle est condamnée à quatre ans de prison. Elle est également condamnée pour avoir assisté à des séances de tortures à Soweto, visant des jeunes, présumés indicateurs, par sa garde personnelle.
Winnie n'avait plus rien en commun avec Nelson Mandela (...)
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17 avril - frappes occidentales du 14 avrilSyrie : Pourquoi Ankara approuve les frappes

À la suite des frappes occidentales, opérées dans la nuit du 13 au 14 avril, contre les armes chimiques syriennes, on pouvait relever dans les fils d'actualité les informations ci-dessous :
• à 8 h 35, le 14 avril. La Turquie juge "appropriées" les frappes contre la Syrie. Ankara salue "une opération qui exprime la conscience de l'humanité tout entière face à l'attaque de Douma". La Turquie a jugé samedi [14 avril] que les frappes occidentales visant le régime syrien constituaient une "réaction appropriée" à l'attaque chimique présumée menée il y a une semaine à Douma qui a fait des dizaines de morts. "Nous saluons cette opération qui exprime la conscience de l'humanité tout entière face à l'attaque de Douma que tout porte à attribuer au régime" syrien, a affirmé un communiqué du ministère turc des Affaires étrangères.
• à 12 h 15. Ankara informé. La Turquie était informée des frappes avant le lancement de l'opération, a affirmé sur CNN Turquie le porte-parole du Parti de la justice et du développement, l’AKP, parti présidé par Recep Tayyip Erdogan.
• à 21 h 15. Emmanuel Macron veut travailler avec la Turquie. L'Élysée indique qu'Emmanuel Macron a appelé le président turc Recep Tayyip Erdogan. Le président français souhaite "intensifier" la "concertation" avec la Turquie en vue d'une "solution politique" pour la Syrie.
La Turquie est un acteur essentiel de la guerre civile syrienne depuis 2012. Les dirigents turcs avaient entrepris, fin 2017, un rapprochement spectaculaire avec le gouvernement russe. En janvier 2018, l'armée turque, franchissant ouvertement la frontière, entrait en Syrie pour s'emparer d'Afrine et de la partie ouest de la Rojava, territoire contrôlé par les Kurdes syriens, que les Turcs et leurs alliés ont conquis le 18 mars, ceci sans que les Russes n'interviennent.
Voici comment, le 16 avril, le site russe Sputnik
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16 avril - Martinez secrétaire général de la CGTCGT : Martinez joue à la convergence des luttes

Le 15 avril, le secrétaire général de la CGT était invité de l'émission Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.
Il a notamment déclaré : "On doit pouvoir trouver un terrain d'entente sur un certain nombre de revendications et le 1er mai pourrait être une occasion d'exprimer non seulement la solidarité à ceux qui luttent mais de proposer des alternatives… Nous voulons et nous pensons qu'il est nécessaire que l'ensemble des organisations syndicales se mettent d'accord, pas sur tout, il y a des différences. Mais, vu la situation, alors qu'il y a unité syndicale chez les cheminots, chez les fonctionnaires, à Air France, à Carrefour, pourquoi nationalement nous ne donnons un signe pour dire que nous soutenons ces mobilisations, en pointant quelques enjeux revendicatifs clairs, la question de l'emploi, des salaires... Le 1er mai est une journée où peu de gens travaillent", cela peut être "l'occasion de montrer son mécontentement".
Martinez dit donc "souhaiter qu'il y ait beaucoup de monde" le 19 avril lors de la journée d'action interprofessionnelle organisée par son syndicat et par Sud-Solidaires (...)→ Lire la suite de cette chronique

13 avril - Ilham AliyevAzerbaïdjan : une dictature membre du conseil de l'Europe

Les résultats de l'élection présidentielle du 11 avril en Azerbaïdjan parlent d'eux-mêmes : Le président en exercice Ilham Aliyev du Parti du nouvel Azerbaïdjan était candidat à sa réélection, pour un quatrième mandat. Il a été proclamé réélu dés le premier tour avec 86,03 % contre 3,11 % à son adversaire Zahid Oruc. L'opposition avait appelé à boycotter des élections qu'elle dénonce comme truquée.
Leyla Yunus, une des principales opposantes au régime d’Ilham Aliyev, a été emprisonnée et torturée pendant seize mois en Azerbaïdjan, avant d’être relâchée en décembre 2015. Avec son mari, Arif Yunus, ils ont été condamnés par la justice de leur pays pour espionnage et vivent depuis à l’étranger. Dans un entretien accordé à Libération, Leyla Yunus alerte sur les graves violations perpétrées par le régime dans l’indifférence internationale. Le 6 février et le 15 mars, la Banque européenne d’investissement a accordé (...)→ Lire la suite de cette chronique

12 avril - gregor gyziAllemagne : le retour d'un stalinien 

La parution des Mémoires de Gregor Gysi, nommé en 2016 successeur du communiste français Pierre Laurent, à la présidence du Parti de la gauche européenne connaît un succès certain. Né en 1948 dans le secteur, soviétique de Berlin, il était le fils de Klaus Gysi, lui-même ministre de la Culture à Berlin-Est de 1966 à 1973. Gregor fut notamment désigné, le 9 décembre 1989, comme dernier président du parti communiste de l'ex-RDA.
Tout en préconisant une collaboration des deux États allemands, il s'oppose alors à la dissolution de l'Allemagne de l'Est et à l'unification. Il refuse de dissoudre le parti communiste SED, lequel prendra le nom de Parti du socialisme démocratique (PDS). Il en garda la présidence jusqu'au 31 janvier 1993. En 2007, ce Parti, ayant absorbé la minuscule Alternative électorale travail et justice sociale [Wahlalternative Arbeit und soziale Gerechtigkeit, dissidence de la sociale démocratie créée en 2005] prit le nouveau nom de die Linke [La Gauche]. Gysi continue aujourd'hui encore, d'exercer d'importantes responsabilités au sein des reliquats impénitents du communisme européen tels que le PCF en France. Voici comment Thomas Wieder correspondant du Monde à Berlin recense le succès, jugé insolite, de ces mémoires :
Mardi 20 mars, Francfort-sur-l’Oder. Au Kleist Forum, le centre culturel de cette ville des confins du Brandebourg, située sur la frontière avec la Pologne, on joue ce soir-là à guichets fermés. Voilà déjà plusieurs jours que les 600 places de l’auditorium ont été vendues. Dehors, dans un froid glacial, une dizaine d’entêtés espèrent trouver des billets de dernière minute. La plupart repartiront bredouilles, sans avoir pu approcher la vedette de la soirée : Gregor Gysi, venu présenter et dédicacer son autobiographie, Ein Leben ist zu wenig – "Une vie, c’est trop peu", éd. Aufbau, non traduit, – un des plus gros succès de librairie, ces derniers mois, en Allemagne(...).
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11 avril - chrétiens chinois priant dans une église clandestineChine : les chrétiens et l'oppression communiste

Sous la photo de chrétiens chinois priant dans une église "clandestine", le Figaro a publié le 30 mars une importante enquête en ligne : sous la signature de Cyrille Pluyette, celle-ci est consacrée au témoignage des catholiques chinois qui refusent de se soumettre au Parti communiste. L'immense majorité reconnaît l'autorité du pape et n'a jamais rejoint l'Église étatique, créée en 1957 par le régime maoïste de l'époque.
Alors qu'un rapprochement entre Pékin et le Vatican semble se profiler, les catholiques clandestins de Chine sont partagés entre inquiétude et résignation. Leurs évêques pourraient être contraints de se soumettre à l'autorité du Parti unique. Et les catholiques de se plier à la prière "officielle".
Chez les 80 000 catholiques du Mindong À l'intérieur d'une grotte traversée par un ruisseau, à laquelle on accède par un étroit passage obligeant à avancer accroupi, des fidèles, agenouillés devant un petit autel surmonté d'un crucifix, de bougies et de roses, chantent une prière en dialecte local.
Originaire de la région, M. Zhang, 74 ans, effectue chaque année avec sa femme, ses enfants et ses petits-enfants le pèlerinage à Lankou, dans le Fujian, dans le sud-est de la Chine. C'est dans ce village que s'était réfugié l'un des premiers martyrs de l'Église catholique en Chine : l'évêque Bai - de son vrai nom Pedro Sanz y Jordá. Il fut exécuté en 1747(...).
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10 avril - En Ouzbékistan un parfum de perestroïkaOuzbékistan : un parfum de perestroïka

Le 1er novembre 2017, au lendemain même, de l'attentat commis le 31 octobre à New York par un ressortissant ouzbek, Benoît Vitkine dans Le Monde présentait l’Ouzbékistan, pays musulman le plus peuplé d’Asie centrale, avec près de 32 millions d’habitants comme le foyer de radicalisme islamiste dans la région. "Dès 1991, année de la proclamation de son indépendance, écrivait-il alors, le pays a vu émerger un mouvement islamiste radical, le Mouvement islamique d’Ouzbékistan (MIO), apparu dans la vallée de Ferghana, peuplée de 12 millions d’habitants, dans l’est du pays, et qui englobe également une partie des territoires kirghiz et tadjik." À l'époque, les 25 années de fermeture du pays durant les années Karimov, étaient aussi avancées comme l’une des principales explications de la radicalisation d’une partie de la jeunesse ouzbèke. Plus encore que dans les autres pays d’Asie centrale — Kirghizistan, Tadjikistan, Turkménistan et Kazakhstan —, les sombres perspectives économiques, la corruption et la chappe de plomb pesant sur la société civile ont longtemps poussé beaucoup de jeunes hommes à l’exil, principalement en Russie, ou dans les bras d’extrémistes.
Quelques mois plus tard, le 6 avril, dans un article publié par Le Monde Isabelle Mandraud, envoyée spéciale à Tachkent décrit, "en Ouzbékistan, un air de perestroïka".
En effet (...).
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9 avril - La rue contre le parlementLa rue contre le parlement : une tactique révolutionnaire éprouvée.

Nous apprenons en même temps que le texte de la réforme de la SNCF va être présenté, ce lundi, aux députés et que le syndicat CGT a d'ores et déjà appelé avec Sud-Rail à un rassemblement lundi en début d'après-midi aux abords du Palais Bourbon où se tiendra le débat parlementaire.
Si le droit de grève et de manifestation est légal et légitime, on doit se souvenir que ce droit démocratique peut être retourné contre la démocratie.
L'histoire nous rappelle en effet que cette tactique, la rue contre les élus, a parfois été l'instrument d'une conception révolutionnaire dirigée contre la démocratie représentative.
Cette tactique fut celle de Robespierre puis de Lénine.
Il y a fort à parier que le rappel de cette tradition révolutionnaire ne fera pas s'étrangler d'indignation ceux des porte-parole de la CGT qui sont en même temps des élus du PCF(...)→ Lire la suite de cette chronique

6 avril - Georges BensoussanProcès de Georges Bensoussan : compte-rendu d'audience

Relaxé voici un an de toute accusation d’incitation à la haine, l’historien de l’antisémitisme Georges Bensoussan est poursuivi en appel par le CCIF, la Ligue des droits de l’homme, le MRAP ainsi que le parquet. Le procès s’est déroulé ce jeudi 29 mars dans une atmosphère étrange. Dans Marianne Martine Gozlan dépeint l'atmosphère kafkaïenne de l'audience du procès en appel de Georges Bensoussan :
Compte-rendu d’audience. Au premier étage du Palais de justice de Paris, la salle d’audience est minuscule : 15 places. Plus d’une centaine de personnes se pressent pourtant devant la porte, une heure avant l’audience. Les visages sont las et tristes après une semaine sanglante, entre le sacrifice du colonel Arnaud Beltrame, les trois autres victimes de l’islamisme et le meurtre antisémite de Mireille Knoll, 85 ans. Plusieurs silhouettes féminines voilées, l’une quasi intégralement, se détachent. Une affluence attendue : le procès en appel de Georges Bensoussan est emblématique. (...)→ Lire la suite de cette chronique

Julia Kristeva 5 avril - Julia Kristeva a-t-elle été une espionne communiste ?

La Commission pour la Déclassification des documents et l’Annonce de l’affiliation des citoyens bulgares à la Sécurité d’État et aux Services de renseignements de l’armée nationale a révélé le 27 mars que Julia Kristeva aurait été une espionne du régime communiste. La philologue, linguiste, psychanalyste et femme de lettres connue pour son engagement féministe était enregistrée en tant qu’agente et associée secrète du Premier département général du bureau de la Sécurité d’État en charge de la collecte des renseignements extérieurs.
Selon le document présenté par la Commission, Julia Kristeva opérait sous le pseudonyme Sabina. Elle aurait été recrutée le 19 juin 1971 par le Lieutenant-chef Ivan Bozhikov.
Ce document ne donne néanmoins aucun détail sur la durée durant laquelle l’universitaire, installée en France depuis la fin 1965, aurait travaillé pour les services secrets communistes, quels renseignements elle a pu donner ni si elle a été rémunérée.
Julia Kristeva a formellement démenti toutes ces accusations (...)→ Lire la suite de cette chronique

Alain Finkelkraut4 avril - Islamisme : face au déni

L'attaque de Carcassonne, venant après une série de crimes présents dans tous les esprits, impose que soit désigné et combattu l’islamisme. Au nom de l'Institut d'Histoire sociale, Pierre Rigoulot et André Senik le soulignent : Les attentats de la région de Carcassonne ont été condamnés par Emmanuel Macron dans les termes qui s'imposaient : "Notre pays a subi une attaque terroriste islamiste". Malheureusement, la plupart des plus hauts responsables politiques – à l’exception de Manuel Valls, remarquable dans ses récentes interviews, et de Marine Le Pen – semblent toujours réticents à désigner par son nom l’adversaire, le terreau des attentats, à savoir l’idéologie islamiste, qu’elle soit jihadiste ou salafiste.
Ce sont donc certains intellectuels, en l’occurrence les signataires de l’appel contre le séparatisme islamiste, publié par Le Figaro du 20 mars 2018, qui mènent le plus activement ce combat que les politiques ne reprennent pas assez à leur compte (...)→ Lire la suite de cette chronique

cheminots d'autrefois3 avril - Cheminots : le statut est-il périmé ?

C'est le 26 février qu'Édouard Philippe a présenté la future réforme du ferroviaire. Dès le 27, les syndicats représentatifs (CGT, Unsa, SUD-Rail et CFDT) se sont retrouvés pour préparer une réponse commune. D'emblée, la CGT-Cheminots, premier syndicat à la SNCF, avait dès le départ prévenu : "Pour faire plier le gouvernement, il va sans doute falloir un mois de grève", a ainsi déclaré Laurent Brun, secrétaire général de cette fédération. "Nous allons relever le défi. On est sûrement parti pour l’un des plus importants mouvements sociaux de l’histoire de la SNCF", a-t-il ajouté.
Or, le 28 février, Mediapart croyait pouvoir titrer "qu'en brandissant leur statut, Macron tend un piège aux cheminots", considérant que ce serait la remise en cause de ce statut qui allait constituer la ligne rouge bloquant toute négociation.
Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT rappelait en effetr(...)→ Lire la suite de cette chronique

Le chef national de la CGT2 avril - Veille de grève

Sous le titre "SNCF : la bataille du rail s'annonce féroce pour le duo Macron-Philippe", le Journal du Dimanche en date du 1er avril reprend les informations diffusées par tous les médias et indique :
"Face à l'ampleur de la mobilisation et des blocages attendus, l'exécutif donne des signes d'ouverture, tout en affichant sa détermination sur les points les plus durs. En ligne de mire : la conquête d'une opinion partagée.vUne France à l'arrêt. Selon les prévisions établies le 30 mars par le gouvernement, la grève des transports, qui débute le 2 avril au soir, s'annonce massive : seulement 8 % du trafic serait assuré en Ile-de-France, et au maximum 18 % aux heures de pointe. Seuls 5 à 10 % des TER circuleront, les TGV n'effectueront qu'un aller-retour par jour. Et il ne s'agit que du mouvement à la SNCF, la mobilisation gagnant les transports aériens, l'énergie, le ramassage des déchets, les universités." <
Et le JDD pose la question : "En attendant d'autres secteurs ?"

La première page du Journal du Dimanche personnalise le débat autour du secrétaire général de la CGT, la camarade Martinez.(...)→ Lire la suite de cette chronique

Le chef mafieux et la ministre 30 mars - Venezuela : Les prisons contrôlées par la pègre chaviste

Après l'incendie d'un commissariat et ses 68 morts, la polémique enfle autour de la surpopulation carcérale et de la politique pénitentiaire, souligne François-Xavier Gomez dans un article intitulé Les prisons du Venezuela sous la loi des "pranes" publié par Libération. Le gouvernement du prétendu socialisme du XXIe siècle, y abandonne en effet les centres de détention à la pègre.
La colère dans le pays, après l’une des pires mutineries de son histoire.
Ce 27 mars, 68 personnes (dont deux femmes) sont mortes et 98 ont été blessées dans l’incendie d’un commissariat surpeuplé de Valencia, à deux heures de route de la capitale, Caracas. Tardivement, le procureur général Tarek William Saab a confirmé, dans la nuit du 28 au 29, le nombre de victimes. "Nous avons désigné quatre procureurs pour faire la lumière sur ce qui s’est passé", a indiqué cette figure du pouvoir chaviste sur son compte Twitter.
Les autorités n’ont pas précisé les circonstances de la tragédie, mais (...)→ Lire la suite de cette chronique

Trains sans concurrence29 mars - Martinez et la CGT : Non à la concurrence

Pour plus de 2 mois la France est promise à un blocage sur lequel nos lecteurs seront, comme tous les Français, abreuvés d'informations. Nous serons soumis à ce que Soljenitsyne considérait comme une surinformation, presqu'aussi dommageable en Occident que la désinformation d'origine soviétique.
On sait ainsi que l'intersyndicale CGT-Unsa-Sud-CFDT appelle à une grève reconductible de deux jours sur cinq à partir des 3 et 4 avril et jusqu'au 28 juin.
On estime à ce jour que cette grève à la SNCF pourrait s'étaler sur 36 jours à partir du 3 avril. Elle n'entend épargner ni les vacances scolaires ni les ponts du mois de mai. Les cégétistes et leurs alliés du moment se lancent ainsi dans une grève complexe. En effet, ils appellent à une grève reconductible de deux jours sur cinq à partir des 3 et 4 avril, et jusqu'au 28 juin. En tout, la grève s'étalera sur 36 jours.
Sur BFMTV et RMC le 28 mars, Philippe Martinez actuel leader de la CGT, a rappelé (...)→ Lire la suite de cette chronique

L'aviation chinoise28 mars - Chine : un impérialisme qui se porte bien

Le 25 mars à Pékin était publié le rapport annuel pour 2018 sur l'initiative "la Ceinture et la Route". C'est sous cette appellation que les autorités communistes désignent le projet chinois, que l'on entend souvent évoquer comme une nouvelle route de la soie, faisant référence aux relations commerciales qu'entretenait au Moyen Âge l'Empire du Milieu avec Byzance et avec l'Occident.
Zhao Lei, éditeur en chef du rapport est un professeur à l'École du Parti du Comité central du Parti communiste chinois. Il considère que l'initiative faisait l'objet d'un consensus international et qu'elle illustre l'influence mondiale de la Chine.
Li Xinyu est le responsable d'une structure, d'étiquetage typiquement communiste, - elle s'appelle "Association du peuple chinois pour l'amitié avec l'étranger". Cet apparatchik (...)→ Lire la suite de cette chronique

Une madrassa à Mayotte27 mars - Mayotte : les islamistes dans la crise des barrages

Une double actualité s'est déroulée à Mayotte, détachée des Comores, pour devenir en 2011 le 101e département français : le 25 mars le second tour des élections législatives y a certes permis la réélection de Mme Ramlati Ali. Celle-ci avait été mise en examen le 14 février pour complicité de fraude électorale. Ayant fait appel de cette décision, elle se représentait sans étiquette. Elle a obtenu 54,99 % des suffrages exprimés avec un taux de participation de 41,19 %.
Mais parallèlement, un tel score ne saurait dissimuler l'impact d'une crise très forte, au cours de laquelle des barrages ont paralysé l'île beaucoup plus longtemps que prévu. Indiquons par exemple que le 13 mars Annick Girardin, ministre des Outre-mer croyait pouvoir se "féliciter de l’état d’esprit volontariste et collectif qui a prévalu dans la construction d’un accord mettant un terme à la crise de #Mayotte.
En fait d'après l'AFP "une partie de la population dénonçait depuis le matin la 'trahison' (...) → Lire la suite de cette chronique

BELTRAME BRUCKNER POLONY26 mars – Terrorisme islamique : Bruckner et Polony au soir de Trèbes

Au soir de l'attaque de Trèbes, le bilan s'est alourdi et la réflexion s'impose autant que l'action. Le chef de l'État a ainsi rendu hommage à l'héroïsme du lieutenant général Arnaud Beltrame, dans les termes suivants : "Le lieutenant-colonel A. Beltrame est tombé en héros pour mettre un terme à l’équipée meurtrière d’un terroriste djihadiste. J’adresse à sa veuve, à ses proches, à ses frères d’armes mes condoléances les plus sincères et j’appelle chaque Français à honorer sa mémoire."
Le soir même, le site du Figaro pouvait publier la réflexion de deux intellectuels français, Pascal Bruckner interrogé par Alexandre Devecchio et Natacha Polony dans une chronique intitulée "S comme sourates". On trouvera ci-dessous ces deux textes important :
1. Pascal Bruckner, philosophe et essayiste, réagit à l'attentat de Carcassonne et de Trèbes. Il y voit la persistance d'une menace islamiste sur notre territoire.
Le Figaro. – Vendredi matin, un terroriste islamiste a tué deux personnes lors d'une prise d'otages dans un supermarché de Trèbes. Plus tôt, il avait tué un homme et blessé un policier à Carcassonne…
Pascal Bruckner. - Daech n'est pas mort.(...) → Lire la suite de cette chronique

l'assaut23 mars – Terrorisme : suspects habituels

Ce 23 mars au matin, dans un magasin Super U de la petite ville de Trèbes, près de Carcassonne, un individu a pris plusieurs personnes en otages. On apprendra dans la soirée, la mort du lieutenant colonel de gerdarmerie
Arnaud Beltrame, qui s’était héroïquement livré en échange des otages du supermarché. Avec son décès, le bilan des attaques s’alourdissait à quatre morts. Le parquet de Paris ayant immédiatement annoncé avoir "ouvert une enquête du chef d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste" on pouvait dès le départ en déduire que ces événements avaient fait au moins un mort. Restait pour certains la question de la motivation du terroriste. Selon BFMTV, le terroriste se revendique de l’organisation État islamique. Selon le maire, alors que le preneur d’otages était seul à l’intérieur avec un officier de gendarmerie, il avait crié "Allahou Akhbar, je vais vous tuer tous". La première réaction des autorités gouvernementales paraît quand même des plus prudentes.(...) → Lire la suite de cette chronique

les Turcs à Afrine 22 mars – Afrin : Le temps du nettoyage ethnique

Dans un entretien donné au Figaro, Kendal Nezan président de l'Institut kurde de Paris, estime qu'un minimum de devoir moral aurait dû conduire les alliés occidentaux à condamner formellement la Turquie pour son intervention à Afrine. "Malheureusement, souligne-t-il, personne n'a eu le courage d'affronter diplomatiquement le président Erdogan par peur de représailles."
Le Figaro : – Faut-il craindre un nettoyage ethnique dans l'enclave d'Afrine ?
Kendal Nezan : – Les habitants d'Afrine se sont installés dans des conditions effroyables dans un no man's land qui n'est contrôlé ni par les Kurdes, ni par le régime syrien. Les Turcs ne les laissent pas revenir chez eux. On peut craindre une opération de nettoyage ethnique car les Turcs ont fait savoir qu'ils comptaient installer à Afrine des centaines de milliers de réfugiés syriens en Turquie, pour l'essentiel des Arabes. Erdogan parle de rendre ces territoires à leurs "véritables propriétaires". Il a fait fabriquer des statistiques selon lesquelles il y aurait une majorité arabe, 15 % de Turkmènes et 25 % de Kurdes. S'il y a un domaine où la Turquie excelle, c'est bien celui de l'ingénierie démographique. (...) → Lire la suite de cette chronique

ouverture du livre de Françoise ThomVladimir Vladimirovitch Poutine21 mars - Russie : sur la réélection de Poutine

Le résultat de l'élection présidentielle russe du 18 mars n'a évidemment surpris personne. Surtout pas les lecteurs de cette chronique. Rappelons donc la réalité de l'économie russe, analysée ci-dessous par Yves Bourdillon, envoyé spécial des Échos, et Benjamin Quénelle, correspondant du journal à Moscou.
Ils constatent en effet que, malgré des résultats décevants, Poutine n'entend pas modifier sa politique économique ce que Françoise Thom permet de mieux comprendre au gré de son livre "Comprendre le poutinisme" aux éditions Desclée De Brouwer, ci-dessous publié à titre de conclusion> pour cette chronique, tel que présenté par France Culture.
L'économie russe.--Elle stagne depuis quatre ans, alors que les deux premiers mandats de Vladimir Poutine (2000-2008) avaient été marqués par une croissance échevelée. Peu de réformes sont en vue.
La Russie a trouvé un second souffle, mais (...)
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Ivan Duque et Alvaro Uribe 20 mars - Colombie : déroute des Farc

Le 11 mars, les Colombiens ont désigné leurs députés et leurs sénateurs. Dans Le Figaro Patrick Bèle souligne les traits essentiels des résultats définitifs de ce scrutin :
Le Centre démocratique de Alvaro Uribe, farouchement opposé aux accords de paix avec la guérilla des Farc, a remporté une large victoire. La Farc, le parti héritier de la guérilla, a essuyé une cuisante déroute en ne mobilisant pas plus de 0,4 % des électeurs.
Pour la première fois, cinq députés et cinq sénateurs issus des rangs de l'ex-guérilla des Farc vont faire leur entrée au Congrès colombien. Pourtant, leur performance électorale lors des législatives du dimanche 11 mars est plus que modeste (...)
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 Martinez19 mars - CGT : Martinez bousculé en interne

Dans L'Opinion Fanny Guinochet révèle à la veille de conflits importants la situation à l'interne du numéro 1 de la CGT, car, souligne-t-elle, dans la fonction publique ou encore chez les cheminots, sa stratégie d’opposition systématique est critiquée :
Le gouvernement a présenté le 14 mars en Conseil des ministres le "projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire". Le texte, qui autorise le gouvernement à légiférer par ordonnances, est très ouvert. Et suscite des inquiétudes. La CGT annonce une journée de mobilisation le 22 mars, dont les contours devraient être précisés jeudi avec les autres syndicats de la SNCF. Elle appelle aussi les agents de la RATP à faire grève et à manifester le même jour, qui est déjà un jeudi de débrayages dans la fonction publique.
Le 5 mars à Montreuil, au siège de la CGT (...) → Lire la suite de cette chronique

Afrin sous les bombes turques 16 mars - Les Turcs à Afrin : une honte pour l'occident

Sous le titre "Afrin : Le prix de la trahison" Ara Toranian dénonce :
L’offensive turque qui frappe depuis plus d’un mois les Kurdes au nord de la Syrie constitue sans doute l’un des événements les plus honteux qui ne se soient jamais produits pour le monde occidental. Avoir utilisé de cette manière les YPG contre Daech pour les jeter ensuite en pâture à la soldatesque de l’État génocidaire turc, relève de la plus haute ignominie. Les dirigeants politiques des pays de l’OTAN, couchés devant Erdogan, portent la plus grande part de responsabilité dans cette véritable catastrophe morale. Quant à la voix des intellectuels et des éditorialistes indignés, elle se perd malheureusement dans le désert avec les cris de rage et de désespoir de ces combattants héroïques du Rojava écrasés par les bombardements aériens d’une des armées les mieux équipées de la région. Et pour cause : elle est l’un des fleurons de notre système d’alliance. (...) → Lire la suite de cette chronique

Trump vs Kim15 mars - Corée du Nord : bombarder à coups d’informations

Directeur de l'Institut d'histoire sociale, Pierre Rigoulot a publié en 2007 Corée du Nord. État voyou. Dans son dernier livre, Pour en finir avec la Corée du Nord qui vient de paraître aux éditions Buchet-Chastel, il propose une nouvelle approche internationale du problème nord-coréen.
Journaliste au Figaro Paul Sugy a réalisé un entretien avec lui, publié sous le titre "Corée du Nord : Il faut bombarder la population, oui... mais à coups d’informations !. Pierre Rigoulot souligne l'inefficacité des sanctions contre la Corée du Nord, qui non seulement a longtemps poursuivi ses essais nucléaires, mais reste surtout un État totalitaire. Il faut au contraire transformer le pays de l'intérieur. Est-ce l'objectif de Donald Trump, qui va rencontrer le dirigeant coréen prochainement ?
Figarovox : – On apprend que Donald Trump et Kim Jong-eun se verront d'ici mai. C'est historique ! À qui profite cette rencontre ? (...) → Lire la suite de cette chronique

Ivan Krastev14 mars - Europe : un découplage Est/Ouest ?

Ivan Krastev, politologue bulgare, est l'un des meilleurs spécialistes du monde postsoviétique. Auteur d'un remarquable essai, "Le Destin de l'Europe", aux éditions Premier Parallèle, il vient d'accorder un long entretien à Alexandre Devecchio pour Figarovox.
Il met en garde contre un choc des cultures entre une Europe de l'Est attachée à son identité et une Europe de l'Ouest qui se veut à la fois individualiste et cosmopolite. À l'Est, sur fond de crise migratoire, se développent de nombreux mouvements eurosceptiques et souverainistes. Le politologue, "La crise migratoire a provoqué en Europe une fracture entre l'Est et l'Ouest"
Alexandre Devecchio : - Après l'euphorie des premières années de l'ouverture européenne, on assiste à une percée des mouvements "eurosceptiques" un peu partout en Europe de l'Est (Pologne, Hongrie, République tchèque, Slovaquie). Ces derniers entendent contrôler strictement leurs frontières au nom de leur souveraineté nationale. Peut-on parler de fracture entre l'Europe de l'Est et l'Europe de l'Ouest ?
Ivan Krastev : - Tout se passe comme si nous assistions à un grand retour en arrière. Le bouleversement libéral que l'Europe a connu dans les années 70 cède aujourd'hui la place à un bouleversement culturel et politique conservateur comparable. La période post-68 a été marquée par une progression des libertés individuelles et des droits des minorités .
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Les dirigeants baltes à Washington13 mars - Les Pays Baltes et la menace russe

Les ministres des Affaires étrangères des pays baltes, trois pays membres de l'OTAN, sont venus à Washington le 6 mars pour exhorter les leaders occidentaux à prendre au sérieux les menaces russes d'un niveau "sans précédent depuis les années 30 et 40".
Les responsables estonien, letton et lituanien ont remercié l'administration de Donald Trump pour son soutien apporté à l'OTAN, dans une ville particulièrement au fait des ingérences russes.
Après leur entrevue lundi avec le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson, Sven Mikser (Estonie), Edgars Rinkevics (Lettonie) et Linas Linkevicius (Lituanie) ont fait part lors d'un entretien à l'AFP de leurs craintes d'une menace russe "hybride".
"Je pense que nous avons vu dans les trois ou quatre dernières années que les nations démocratiques sont la cible d'attaques", a expliqué M. Rinkevics.
"La base même de nos institutions démocratiques est la cible d'attaques sur les réseaux sociaux, à travers les fausses informations", a-t-il poursuivi. "Il est important que nous restions solidaires", a-t-il ajouté, en dénonçant également "l'influence de l'argent".

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La direction du PCC autour de Xi12 mars - Chine : Xi Jinping modèle du despote

Dans une chronique récente, Yves Montenay résume les caractéristiques et les dangers du régime de Pékin.

Ça n’a pas traîné, rappelle-t-il :
6 mois après sa prise de pouvoir, le président Xi faisait disparaître de la constitution la limite des deux mandats.
Une illustration supplémentaire de la montée de l’autoritarisme, voire du despotisme qui gagne le monde depuis quelques années, après l’espoir de la généralisation de la démocratie qui avait suivi la chute du mur dans les années 1990. (...) → Lire la suite de cette chronique

Couverture du Livre >Pour en finir avec la Corée du Nord9 mars – Corée du Nord : le nouveau livre de Pierre Rigoulot

Vient de paraître : Pour en finir avec la Corée du Nord. Sous les jougs successifs de la dynastie des Kim, la Corée du Nord est devenue une fatalité de notre monde contemporain. On déplore son régime totalitaire et ubuesque, on grimace devant ses menaces grandiloquentes mais néanmoins nucléaires, on détourne le regard du traitement qu’elle réserve à sa population.
Aucune initiative, qu’elle soit militaire, diplomatique ou humanitaire, ne semble aujourd’hui efficace pour changer la donne. La communauté internationale se doit d’accepter cette réalité, mais aussi peut-elle envisager une approche différente dans ses relations avec Pyongyang.
Dans cet essai polémique et engagé, Pierre Rigoulot soutient l’idée que realpolitik et droits de l’homme ne sont pas des notions contradictoires dans le règlement de la question coréenne.Un livre de 224 pages au prix de 18 euros aux éditions Buchet-Chastel.
En 2007 Pierre Rigoulot avait publié Corée du Nord, État voyou.
Pierre Rigoulot, l’un des meilleurs connaisseurs de ce pays, fait le point sur ce fleuron du "club fermé" des États voyous. Il revient sur l’histoire, dénonce les structures oppressives en place, et met en lumière les pratiques plus que douteuses de Pyongyang (...) → Lire la suite de cette chronique

Ces Vénézuéliens ont voté avec leurs pieds8 mars - Vénézuéliens : ils votent avec leurs pieds

Face à la dictature de Maduro, l’opposition politique refuse la présidentielle fictive fixée par le régime à une date anticipée. Beaucoup de bons esprits voudraient y voir une erreur tactique. L’opposition populaire, elle, se traduit désormais par l'émigration des Vénézuéliens fuyant la misère et l'oppression pour se reconstruire dans des pays voisins.
Dans Le Monde en ligne le 7 mars Paulo A. Paranagua envoyé spécial à Lima, souligne que l’émigration des personnes fuyant le régime de Maduro vers le Pérou et d’autres pays du continent sud-américain transforme, encore plus, le problème du Venezuela en crise régionale. Et il décrit ainsi l’exode massif des Vénézuéliens face au régime chaviste :
Sur le Jiron de la Union, une des principales avenues du centre historique de Lima, ils sont désormais bien visibles : des Vénézuéliens vendent des arepas, la traditionnelle galette de maïs que certains n’hésitent pas à qualifier de symbole de leur identité nationale, ou des jus de fruit, pour deux ou trois soles (50 à 75 centimes d’euro). Dans la capitale péruvienne, certains portent des blousons aux couleurs vénézuéliennes, comme ceux que le président Nicolas Maduro revêtit lors des rassemblements de partisans de son prédécesseur, Hugo Chavez (1999-2013). D’autres se contentent d’une cachucha, une casquette tricolore.
David, 25 ans (...) → Lire la suite de cette chronique

Bernard de La Villardière7 mars - Soumission : un piège tendu à Bernard de La Villardière

Bernard de La Villardière est journaliste à M6 et producteur pour sa société audiovisuelle, Ligne de Front. Il a publié en 2016 "L'homme qui marche" aux éditions Calmann-Lévy. Dans une tribune publiée par Figarovox il revient sur le "clash" qui l'a opposé sur C8 aux chroniqueurs de l'émission de Cyril Hanouna. Il regrette l'impossibilité d'aborder certaines questions dans un débat médiatique qui tourne à vide. Il venait pourtant parler de femmes qui se battent pour leurs droits au sud de la Méditerranée. Il souligne à ce propos combien une certaine caste médiatique disqualifie toute opinion divergente .
"Il y a des arènes dans lesquelles il ne faut pas consentir à combattre" me disait ma grand-mère bouddhiste. Je tente de respecter cette maxime. J'étais bien conscient, avant de m'installer l'autre jour sur le plateau de l'émission de Cyril Hanouna sur C8 "Touche Pas à Mon Poste" (TPMP), que je violais cette consigne. Cette invitation est en fait un traquenard (...) → Lire la suite de cette chronique

un état-major islamo-terroriste6 mars – Sahel : le GSIM nouvelle menace islamo-terroriste

Le 2 mars, dans le centre de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, l’état-major burkinabé et l’ambassade de France ont été visés par des attaques. Le bilan provisoire compte 8 militaires tués et de plus de 80 blessés, dont 12 dans un état grave. Selon l'AFP, qui cite des sources sécuritaires françaises, il y aurait une trentaine de morts dans l'attaque contre l'état-major des armées.
Dès le 3 mars, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), revendiquait ces attaques "en réponse", soulignent Le Monde et l'AFP, à "la chasse que lui fait la France". Cette organisation djihadiste regroupe depuis l'an dernier plusieurs entités du Sahel liées à Al-Qaida. Cette nouvelle organisation est née de la fusion, annoncée le 2 mars 2017, des groupes Ansar Dine, Al-Mourabitoune de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar ainsi que L’Émirat du Sahara, une branche d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI).
Ansar Dine est dirigé par le djihadiste malien Iyad Ag Ghaly Iyad Ag Ghaly. C'est une des organisations djihadistes ayant contrôlé le Mali durant près de dix mois en 2012, à la faveur d’une rébellion touareg, avant d’être en grande partie chassés par une intervention internationale supervisée par la France en janvier 2013. Des zones entières du pays, notamment dans le Nord et le centre(...) → Lire la suite de cette chronique

le dictateur communiste Kim5 mars – Corée du Nord : armes chimiques livrées en Syrie

D'après des experts de l'ONU, la Corée du Nord est parvenue pendant cinq ans à contourner aisément l'embargo sur les armes, échappant à la surveillance des renseignements occidentaux. Or, remarque Le Figaro, de 2012 à 2017, la Corée du Nord s'est jouée avec une facilité déconcertante de l'embargo sur les armes décrété par les Nations unies :
D'après un panel de huit experts onusiens, 40 chargements de contrebande auraient échappé à la surveillance satellitaire des services de renseignements américains et alliés. Pire, ils comprenaient des composants de missiles balistiques et d'armes chimiques.
Ces révélations surviennent alors que les chancelleries occidentales accusent Damas de s'être livré à des bombardements chimiques au chlore contre le fief rebelle de la Ghouta orientale. Dans le document confidentiel de 200 pages sont décrits les efforts déployés par Pyongyang pour contourner les sanctions. Usant d'une nébuleuse de sociétés écran et d'intermédiaires grassement rémunérés, le régime de Kim Jong-un a mené des cyberattaques pour voler des secrets militaires à l'étranger et sollicité son réseau diplomatique pour faciliter toutes sortes de contrebande. La présence de techniciens missiliers nord-coréens, en outre, aurait été repérée sur des sites d'armes chimiques en Syrie.
Dénonçant les dangers de cette coopération (...) → Lire la suite de cette chronique

djihadistes marocains2 mars - Djihadistes : un patrimoine de haine intact

Louis Gautier est, depuis 2014, secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale. Il était interrogé le 27 février, pour Le Figaro par Isabelle Lasserre, grand reporter au service étranger du journal. Ayant géré en direct les principales crises de ces dernières années, il analyse ainsi la menace terroriste après la défaite de Daech : Isabelle Lasserre  : Quelles sont les conséquences du recul de Daech au Levant pour la France ?
Louis Gautier  : — Ce n'est pas un recul, c'est une défaite. Le projet de Daech, qui consistait à installer un califat islamiste sur un vaste territoire au nord de l'Irak et en Syrie, a vécu. Si nous n'avions pas agi, nous aurions laissé se développer un monstre. Après avoir fait main basse sur des gisements pétroliers en Irak, Daech disposait de moyens financiers considérables. Sa capacité à se projeter (...)

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1er mars - Amérique latine : la réponse d'Oscar Ariasoscar arias

Nous avons reçu d’un de nos correspondants à Cuba les fragments d’un discours qu’avait prononcé Oscar Arias, Prix Nobel de la paix en 1987 à la Ve réunion des Amériques organisée par l’OEA du 17 au 19 avril 2009. Il était alors président du Costa Rica.Il s’agit d’un texte qui a donc près de 9 ans. La VIe réunion eut lieu en Colombie, à Carthagène en 201 ; la VIIe à Panama en 2015. La prochaine se tiendra les 13 et 14 avril 2018 à Lima, capitale du Pérou. Il n’a pas échappé à ce dissident ni à nous-mêmes - que ce discours avait cependant gardé une grande actualité. Nous le traduisons ci-dessous en français pour nos lecteurs et pour manifester aussi notre solidarité avec les Latino-américains, Cubains et Vénézuéliens en tête, soumis à des régimes dictatoriaux sous les applaudissements de notre extrême gauche, répétant à l’envi qu’ils sont victimes de l’impérialisme américain.
J’ai l’impression qu’à chaque fois que les pays des Caraïbes et de l’Amérique latine se réunissent avec le président des États-Unis d’Amérique, c’est pour lui demander ou pour lui réclamer quelque chose. Et presque toujours, c’est pour accuser les États-Unis de nos maux passés, présents et futurs. Je ne crois pas que cela soit tout à fait juste. Nous ne pouvons oublier que sur ce continent, au moins jusqu’en 1750, tous les Américains étaient pauvres.
Quand apparaît la révolution industrielle en Angleterre, d’autres pays montèrent dans ce wagon : l’Allemagne, la France, les États-Unis, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande (…) et c’est ainsi que la Révolution industrielle traversa l’Amérique latine comme une comète et que nous ne nous en sommes pas rendus compte (…) Nous avons manqué notre chance (…). Il y a cinquante ans, le Mexique était plus riche que le Portugal. (...) → Lire la suite de cette chronique

>La Girls Science Secondary School 28 février - Boko Haram s'empare à nouveau d'une centaine de jeunes filles

Au 19 février, selon les témoignages des habitants, dans l’État de Yobe, au nord-est du Nigeria, les insurgés du groupe jihadiste nigérian, lourdement armés, ont attaqué le village de Dapchi, tirant en l’air et faisant exploser des grenades. Les assaillants sont restés moins d’une heure, raconte un vendeur de thé, qui affirme. 9 véhicules se sont dirigés vers l’école. Un groupe de combattants, habillés avec des uniformes de l’armée et des turbans noirs, blancs et rouges, ont demandé à un vendeur de rue de les conduire jusqu’à l’école.
Les filles criaient dans un camion. Ils en avaient enlevé certaines.
La Girls Science Secondary School compte 926 élèves. Ce sont des jeunes filles à partir de 11 ans.
Lors de l'attaque, beaucoup d'entre elles avaient pu s'enfuir et se cacher pour échapper aux assaillants, mais 111 avaient été portées disparues. (...) .
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27 février - Chine : Constitution sur mesurede Mao à Xi

Le Parti communiste de Chine crée actuellement les conditions pour garder le président Xi Jin-ping indéfiniment au pouvoir. En vertu de la Constitution actuelle, en effet, Xi, âgé de 64 ans, devrait quitter la présidence du pays après avoir exercé deux mandats de 5 ans. Le chef de l'État et du Parti chinois arrivant à la fin de son premier mandat présidentiel, qu'il exerce depuis le 14 mars 2013. Du 15 mars 2007 au 14 mars 2013, il avait été vice-président de la République populaire de Chine sous le second mandat de Hu Jin-tao. Il devrait être renouvelé lors de la prochaine session parlementaire annuelle de la Chine, en mars.
En octobre 2017, Xi avait commencé un second mandat de 5 ans en tant que chef du Parti communiste, réélu lors de la conférence quinquennale du parti. Selon l'agence chinoise Xin Hua, la proposition a été faite par le comité central du parti et elle porte également sur la position du vice-président.
Le Comité central du Parti communiste a en effet décidé d'abroger l'article de la Constitution disposant que le président et le vice-président ne peuvent exercer que deux mandats consécutifs. Formellement, une telle réforme constitutionnelle doit être approuvée par le parlement pour être mise en œuvre. Cela ne sera pas difficile (...) → Lire la suite de cette chronique

Gilles Kepel26 février - Gilles Kepel sur le salafisme et l'Islam en France

Le gouvernement ayant annoncé une nouvelle organisation de l'islam, Le Figaro Magazine donnait le 23 février la parole à l'un des principaux spécialiste du sujet, Gilles Kepel interrogé par Vincent Tremolet de Villers et Paul Sugy.
Le Figaro Magazine : On vous cite comme étant l'un des conseillers du Président pour l'organisation de l'islam de France… Gilles Kepel : C'est très exagéré de me présenter comme un conseiller du Président. Contrairement à ses prédécesseurs, Emmanuel Macron est quelqu'un qui aime maîtriser personnellement les dossiers à fond. J'ai pu le constater pour les questions que je suis depuis une trentaine d'années, c'est-à-dire la politique française au Moyen-Orient et l'islam de France. Il s'intéresse aux idées : c'est de cela que j'ai eu l'occasion de lui parler. Mais je ne fais pas partie du processus de décision.
Le Figaro Magazine : En quoi l'islam est-il un chantier prioritaire ? Gilles Kepel : La situation de l'islam de France aujourd'hui n'est pas bonne(...) →   Lire la suite de cette chronique

23 février - Islamisme : sortir des échecs de la déradicalisationune islamiste

Le 23 février le Premier ministre annonçait un plan national de prévention pour sortir des échecs de la déradicalisation.
Un comité interministériel en effet a permis d'aboutir des mesures présentées. Après les 22 mesures prises en 2014, 80 en 2016 et 60 en 2018 avec l'école et la prison en tête des préoccupations.
Les mesures gouvernementales sont ainsi analysées par Le Figaro :
Mieux détecter et prendre en charge les détenus radicalisés. On compte dans les prisons françaises 512 TIS (terroristes islamistes en détention) et 1 139 prisonniers de droit commun identifiés comme "radicalisés". Pour faire face à ce phénomène, le nombre des quartiers d'évaluation de la radicalisation (qui permettent une évaluation pluridisciplinaire d'un détenu en quatre mois) sera porté de trois à sept (dont un "QER" dédié exclusivement à l'évaluation des détenus de droit commun radicalisés). Selon Édouard Philippe, 250 détenus pourront être évalués chaque année. Selon leur niveau de dangerosité, les détenus radicalisés feront l'objet d'un placement à l'isolement, dans un quartier pour détenus violents ou dans des "quartiers de prévention de la radicalisation". La garde des Sceaux a indiqué que ces quartiers, présentés comme "étanches", seront installés dans 78 établissements pénitentiaires. Au total, 1500 places seront créées, dont 450 d'ici à la fin 2018.(...)
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Rex Tillerson le 1er février à l'Université du Texas22 février - Venezuela : le secrétaire d'État ne se trompait qu'à moitié

Le gouvernement américain n'envisage pas d'intervenir pour un changement de régime au Venezuela. Cependant, il soupçonne un groupe militaire de vouloir renverser le président socialiste du pays, Nicolas Maduro. Cette information importante a été donnée par le secrétaire d'État américain Rex Tillerson lors d'une conférence. Il s'exprimait sur le thème des Engagements des États-Unis dans l'Hémisphère occientale le 1er février à Austin dans le cadre de l'Université du Texas, ceci avant de partir pour une tournée d'une semaine en Amérique latine.
"Nous ne plaidons, a-t-il déclaré, ni pour un changement de régime ni pour la destitution du président Maduro. Ce que nous demandons est que soit respectée la constitution elle-même", a déclaré le chef de la diplomatie américaine. Il constate en effet que le gouvernement Maduro falsifie le processus électoral, en violation de la Constitution adoptée par Hugo Chavez.
Or, Maduro s'est porté candidat à sa propre réélection à l'élection présidentielle prévue à la date anticipée du 22 avril. Et ses taux de popularité sont très faibles.
Au Venezuela, ce qui se profile désormais ce n'est pas un coup d'État militaire contre Maduro, mais au contraire qu'il mise sur l’intimidation militaire, comme l'indiquaient Le Monde et l'AFP en ligne le 18 février:.
Nicolas Maduro, a annoncé, dans une allocution diffusée par les médias le 17 février la tenue les 24 et 25 février de manœuvres militaires (...)
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21 février - Kurdes : Afrine face à l'agression d'ErdoganAfrine sous les bombes

Depuis le 20 janvier, l’armée turque a franchi la frontière syrienne. Elle a entrepris, avec l'appui de ses alliés djihadistes, une offensive contre le petit territoire et la ville d'Afrine libérée par les Kurdes de Syrie, nos alliés. Dans cette partie occidentale de la Syrie, le Rojava, les forces kurdes se sont associées démocratiquement à 35 organisations politiques, syndicales ou associatives. Soulignons qu'y concourent les minorités, chrétiennes notamment. Un contrat social a été approuvé. Selon cette constitution, la pluralité ethnique et confessionnelle, l’égalité absolue entre femmes et hommes, sont respectées.
Le 20 février le président turc a annoncé que l’offensive menée depuis un mois, cyniquement baptisée "Rameau d’olivier" va "dans les prochains jours et de façon beaucoup plus rapide, commencer le siège du centre de la ville d’Afrine." Il s'exprimait devant les députés de son parti, officiellement alliés désormais aux redoutables Loups Gris du MHP. En même temps, la Turquie menaçait très clairement le gouvernement syrien d'une confrontation dans le cas où ses partisans interviendraient aux côtés des Kurdes.
Or, dans l'après-midi, on apprenait par une dépêche du site kurde Rudaw datée de 18 h 36 que les milices syriennes pro-régime entraient dans Afrine pour protéger l'intégrité du territoire syrien. Puis une nouvelle dépêche de 18 h 55 constatait que les forces pro-régime syriennes, soumises aux tirs d'avertissement de l'armée turque, reculaient de 10 km. À 20 h 37, Erdogan proclamait devant la presse à Ankara que les forces syriennes avaient été forcées de faire demi-tour(...) →   Lire la suite de cette chronique

jun heo20 février - Corée du Nord : un évadé témoigne

Le jeune Jun Heo a réussi l'exploit de s'évader de Corée du Nord. Il raconte à Guillaume Piedbœuf son incroyable périple, dans un récit intitulé : "Je croyais que mon pays était le plus riche du monde"
Il se souvient des voitures. Le choc qu’il a eu en voyant autant de voitures défiler sur des routes bordées de hauts immeubles. "C’était la première fois que je voyais ça de ma vie. En Corée du Nord, sur les routes, il n’y a pas de voitures. En fait, il n’y a pratiquement rien." Il y a douze ans, Jun Heo a suivi deux passeurs chinois envoyés par sa mère, et a traversé avec eux le fleuve Tumen entre la Corée du Nord et la Chine.
"Toute ma vie, on m’avait enseigné qu’il n’y avait pas de pays plus riche que la Corée du Nord. Je croyais que mon pays était le meilleur du monde. Nous n’avions aucune idée de ce à quoi pouvait ressemble le monde extérieur. Puis j’ai réalisé. En voyant les voitures, les hauts immeubles. À cet instant, toutes mes croyances se sont effondrées."
Jun a grandi à Chongjin, une ville côtière du nord-est de la Corée du Nord. Il avait 13 ans, en 2004, lorsque sa mère a décidé de fuir vers la Chine. Près d’un an plus tard, elle avait réussi à rejoindre la Corée du Sud, but ultime pour les fugitifs nord-coréens puisqu’ils peuvent y demander le statut de réfugié
Là, la mère de Jun a réussi à économiser suffisamment d’argent pour engager des passeurs chargés d’aller chercher son fils en Corée du Nord
Une semaine après avoir posé les pieds sur le sol chinois, Jun a été caché (...) →   Lire la suite de cette chronique

19 février – Indonésie : procès d'Abdurrahman prédicateur islamo-terroriste Abdurrahman prédicateur islamo-terroriste

Le 15 février, s'ouvrait à Djakarta le procès d'un prédicateur indonésien sympathisant de l'organisation djihadiste État islamique, considéré comme le cerveau des attentats sanglants de janvier 2016, dans la capitale indonésienne.
Aman Abdurrahman doit répondre d'infractions liées au terrorisme à la suite de ces attaques revendiquées par l'organisation État islamique, les premières de cette ampleur en Indonésie depuis 2009. Quatre civils avaient été tués, de même que les quatre assaillants. À l'ouverture du procès, le procureur a lu l'acte d'accusation et les charges retenues contre le prédicateur qui risque jusqu'à la réclusion criminelle à perpétuité ou la peine de mort. Le prévenu a "délibérément fait usage de violence ou de menaces pour créer un climat de terreur parmi la population et fait de nombreuses victimes", a déclaré le procureur.
Abdurrahman a montré peu d'émotion, déclarant qu'il ne reconnaissait pas le tribunal. L'islamiste a recruté des candidats pour l'organisation État islamique depuis la prison où il est incarcéré pour des affaires de terrorisme, selon l'Institut local d'analyse politique et des conflits.
Les experts consultés estiment qu'Abdurrahman communique avec les dirigeants de l'organisation État islamique et qu'il est le principal traducteur de sa propagande en Indonésie. (...) →   Lire la suite de cette chronique

kurdistan16 février - Kurdes de Syrie : la France doit les soutenir

Dans le Figaro du 15 février, Pascal Bruckner a publié la tribune ci-dessous. Intitulée "La France doit soutenir les Kurdes de Syrie", elle a été rédigée en commun par Stéphane Breton, Pascal Bruckner, Gérard Chaliand, Patrice Franceschi, Bernard Kouchner et Sophie Mousset. Il est clair que nous en partageons entièrement le contenu et que ceux de nos amis qui seront parisiens ce jour-là assisteront à la conférence de soutien du 19 février qu'ils organisent.
L'invasion, par la Turquie, de la région kurde d'Afrine, dans le nord de la Syrie, appelle une réaction de la diplomatie française, plaident en effet les auteurs :

Le 21 janvier 2018, l'armée turque appuyée par des groupes djihadistes bien connus pour leurs crimes de guerre et leur ancienne allégeance à Daech a lancé une invasion nommée "Rameau d'olivier" contre la région kurde d'Afrine.
Limitrophe de la Turquie, située au nord-ouest de la Syrie, Afrine est une enclave de peuplement kurde très ancien d'une soixantaine de kilomètres de long, séparée du reste des Kurdes de Syrie par l'armée turque et les milices islamistes.(...)
→   Lire la suite de cette chronique
En savoir plus sur les raisons de notre soutien
→   Lire notre chronique du 13.2.18 Les Kurdes trahis par les Occidentaux →   Lire notre chronique du 27.7.17 Turquie : au procès de Cumhurriyet →   Lire notre chronique du 4.7.17 Vers un Kurdistan enfin indépendant ? →   Lire notre chronique du 14.3.17 Si personne ne bouge, nul ne sait où Erdogan s'arrêtera →   Lire notre chronique du 1er.3.16 Contre Daech : la guerre au féminin

15 février - Venezuela : la crise impacte toute l'Amérique latinemigrants vénézuéliens

Citée par Le Monde, la chercheuse Francesca Ramos, de l’université de Bogota, "la Colombie, qui n’a aucune expérience en matière d’accueil des migrants, ne peut gérer seule la situation". La Colombie, en effet, se trouve actuellement débordée par l’afflux de migrants vénézuéliens. Et Francesca Ramos de souligner que la crise vénézuélienne affecte déjà toute la région.
Le 13 février, se réunissait le groupe de Lima. Et cette alliance de 14 pays latino-américains, parmi lesquels l’Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie et le Mexique, a exigé, à l’issue de cette réunion, du gouvernement vénézuélien qu'il fixer un nouveau calendrier électoral. "Des élections libres et justes" : c’est ce que réclament les ministres des affaires étrangères consacrée à l’élection présidentielle anticipée du 22 avril au Venezuela. Cette date de l'élection présidentielle a été décidée pour piéger l’opposition. Dans une déclaration conjointe lue par la ministre péruvienne Cayetana Aljovin, les pays latinoaméricains ils exigent ainsi des élections "démocratiques, transparentes et crédibles, avec la participation de tous les acteurs politiques vénézuéliens". Inquiets de possibles fraudes, les trois principaux partis d’opposition, réunis au sein de la Table de l’unité démocratique (MUD), n’ont pas encore décidé s’ils participeront au scrutin. Maduro visera un nouveau mandat lors du scrutin – qui aurait dû se dérouler en décembre. (...) →   Lire la suite de cette chronique

Anna-Gabriel Sabaté14 février - Gauchisme catalan et dictature vénézuélienne

Anna-Gabriel Sabaté fait fonction de porte-parole des gauchistes catalans. Dans la soirée du 8 février, était attendue dans un quartier de Barcelone. Au nom du parti d’extrême gauche Candidature d’unité populaire, elle devait participer à la séance de signature de son dernier livre.
Or, Anna Gabriel Sabaté n’est pas apparue.
Selon le journal espagnol ABC, cette figure de proue du mouvement gauchiste catalan, étant à la veille de sa convocation par la justice pour s’expliquer sur son rôle dans la déclaration unilatérale d’indépendance, se serait réfugiée à Caracas.
Ses camarades ont démenti formellement sa présence au Venezuela. Mais, au 13 février, la jeune femme demeurait toujours invisible. Elle n’a jamais caché sa sympathie pour le régime de Nicolas Maduro. Anna Gabriel avait participé, en 2014, à un voyage organisé par le régime vénézuélien avec des représentants de Podemos. Le vol de tout ce petit monde, transporté dans un avion des forces militaires vénézuéliennes affrété par Caracas, avait fait alors couler beaucoup d’encre.
"La Catalogne s’enflamme" écrit Gilles Sengès dans L'Opinion (...).
→   Lire la suite de cette chronique

13 février - Les Kurdes trahis par les Occidentauxsoldat kurde

Les Kurdes de Syrie sont depuis janvier la cible d'une offensive armée pilotée par la Turquie et menée par des djihadistes.

Pour Gérard Chaliand, nos anciens alliés dans la lutte contre Daësh n'ont plus d'autre choix que de mourir dans l'indifférence de l'Occident, abandonnés par l'OTAN et par les Russes :
Face à l'intervention turque et de ses alliés syriens, les Kurdes du canton d'Afrine qui résistent depuis plus de trois semaines, n'ont d'autre perspective que de vendre chèrement leur peau. En effet les forces russes, après négociations avec la Turquie, ont quitté l'enclave et les États-Unis ne se sont pas opposés à l'offensive turque.
Les forces alliées syriennes de la Turquie ne sont, pour l'essentiel, rien d'autre que des djihadistes, soit de "l'État Islamique", soit d'autres organisations aux idéologies similaires. Ces alliés sont qualifiés d'"Armée Syrienne Libre", – une entité plus ou moins fantôme aujourd'hui – et l'intervention militaire turque s'appelle "rameau d'olivier".

On a beau être une dictature, les apparences sont respectées avec une pointe d'humour noir.
Les Kurdes de Syrie constituent un mouvement politico-militaire, qui depuis plusieurs années s'est battu contre l'Organisation de l'État Islamique. Il est discipliné et hautement motivé (comme j'ai pu le constater sur le terrain en 2016), avec une importante participation de combattantes, à la fois par choix politique et sociétal mais aussi pour permettre de quasiment doubler les forces armées d'une communauté minoritaire. Leur efficacité est perçue haineusement par les mâles d'une société où la femme est considérée comme un objet, ainsi que le démontrent les exactions commises à l'encontre de cadavres féminins.
Avec leur héroïque résistance à Kobané, les Kurdes de Syrie (les YPG) apparaissaient(...) →   Lire la suite de cette chronique

12 février - La véritable performance olympique de Kim Jong-un* par Pierre Rigoulot

Dormez, braves gens. Il n'y a pas eu d'essais nucléaires nord-coréens. Une vingtaine de missiles, dont certains capables de franchir le Pacifique, n'ont pas été tirés. Kim Jong-un n'a pas déclaré que les "salauds d'Américains" allaient "payer pour leurs crimes", que "le Japon allait être coulé" et Séoul "noyé dans un océan de flammes".
C'est juste un mauvais rêve. La preuve : nous nous réveillons et observons les manifestations d'une entente presque parfaite entre la Corée du Nord et la Corée du Sud à l'occasion des Jeux olympiques d'hiver qui s'ouvrent aujourd'hui en Corée du Sud. La délégation coréenne défilera sous un drapeau unique. L'équipe féminine de hockey sur glace sera composée de sportives des deux pays. Quelques centaines d'officiels et de sportifs nord-coréens assisteront aux Jeux de Pyeongchang. Les représentants des deux Corées vont discuter de l'avenir, de coopération et de détente. Ils se feront photographier avec le sourire et se serreront ostensiblement la main…
Est-ce le premier revirement du régime nord-coréen ? Nullement.

Le Nord avait déjà signé un accord avec le Sud, le 13 décembre 1991, qui annonçait un avenir radieux et fraternel. Mauvaise pioche : un premier essai balistique eut lieu en mai 1993. Le dirigeant du Nord (Kim Jong-il) et le président élu du Sud (Kim Dae-jung) s'étaient ensuite rencontrés en juin 2000 sous les auspices de la "sunshine policy", la politique de la main tendue. Les délégations des deux pays avaient défilé ensemble lors de l'ouverture des Jeux olympiques de Sidney en 2000, d'Athènes en 2004 et aux Jeux olympiques d'hiver de Turin en 2006. L'année du premier essai nucléaire nord-coréen. Un an et demi plus tard, c'était au tour du nouveau président de Corée du Sud, Roh Moo-hyun, de se rendre à Pyongyang. Après quelques envolées lyriques, le climat se tendit à nouveau.
Les relations du Nord avec le monde extérieur, en particulier avec États-Unis et Corée du Sud (...)
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9 février - Zimbabwe : les tueries du régime marxiste Jochonia Moyo

Selon des chiffres avancés par les historiens, environ 20 000 civils ont été tués entre 1983 et 1984 dans la région du Matabeleland.
Un reportage AFP repris par Le Monde évoque les plaies béantes du régime marxiste de Mugabe, régime continué par ses successeurs Emmerson Mnangagwa et le général Perence Shiri :
Jochonia Moyo cueille des herbes sauvages pour "se purifier", de peur que sa visite dans l’ancien camp de détention de Bhalagwe au Zimbabwe ne lui porte malheur. Ici, en 1984, il a été battu à coups de gourdin et contraint de frapper d’autres prisonniers politiques.
"Je me rappelle parfaitement ce 8 mars 1984, quand ils m’ont arrêté et amené à Bhalagwe", raconte le sexagénaire. "Pendant notre sommeil, les soldats nous urinaient dessus et certains nouveaux détenus étaient obligés de lécher le sang des femmes qui avaient leurs règles."
Le tort de Jochonia Moyo ?(...) →   Lire la suite de cette chronique

Joshua Wong (g), Nathan Law (c) et Alex Chow

8 février - Hong Kong : les militants pro démocratie face à la répression

Le 6 février 2018 à Hong Kong, Joshua Wong (g), Nathan Law (c) et Alex Chow, trois figures du mouvement pro démocratie, passaient en jugement. Ils faisaient appel de leur condamnation à de la prison devant la plus haute juridiction de l'ex-colonie britannique.
Cette affaire était considérée comme un test de l'indépendance de la justice face à Pékin. Wong, 21 ans, devenu le visage de "la révolte des parapluies" de l'automne 2014, et ses co-prévenus avaient été condamnés en août à des peines allant alors de 6 à 8 mois d'incarcération. Leur condamnation faisait suite à un appel du ministère public qui demandait des peines plus lourdes que celles décidées en première instance, en l'occurrence des travaux d'intérêt général et du sursis.
Tous trois avaient été libérés sous caution quelques semaines plus tard le temps de l'examen de leur pourvoi devant la Cour d'appel final, la plus haute juridiction hongkongaise. Leur condamnation a été réformée par les juges de la Cour d’appel final ont décidé que les militants n'iraient pas en prison mais devraient se voir infliger une peine avec sursis ou participer à des travaux d’intérêt général pour leur rôle dans les manifestations de masse, comme l’avait décidé un juge en première instance. (...) →   Lire la suite de cette chronique

7 février - Équateur : une défaite pour le gauchisme latino-américainle président Moreno annonce les résultats du référendum

Le 4 février, les électeurs équatoriens ont majoritairement voté contre la loi permettant la réélection indéfinie du président. Rafael Correa, resté dix ans au pouvoir jusqu'en mai 2017 et qui n'a pu légalement se représenter. Il vient ainsi de perdre toute chance de récupérer la présidence lors de la prochaine élection en 2021.
Les Équatoriens ont ainsi approuvé à 64 % la suppression de la loi permettant la réélection indéfinie du président. Ce référendum avait été convoqué par le président Moreno, qui répond au prénom inattendu de Lenin. Il s'agissait de barrer la route à son prédécesseur et ex-allié Rafael Correa. Selon le décompte préliminaire du Conseil national électoral, les électeurs ont aussi approuvé à 63 % des voix le remaniement de l'organe créé par Correa pour nommer les représentants des pouvoirs publics, dont le procureur général, ouvrant la voie une "décorréisation" totale de l'État.
"Les décisions que nous prenons aujourd'hui, a déclaré L. Moreno, seront fondamentales pour l'avenir du pays, pour que nos enfants vivent protégés, pour que les corrompus ne recommencent pas à se moquer de nous (...) pour la protection de la nature, pour la relance économique". (...)→   Lire la suite de cette chronique

timochenko chef des farc6 février - Colombie : Le même jour fatidique par Eduardo Mackenzie 

Les attaques terroristes contre trois casernes de la police à Barranquilla et Soledad (Atlantico) et à Santa Rosa del Sur (Bolivar), le samedi 27 janvier, laissant neuf policiers morts et 46 blessés (43 policiers et trois civils), ont eu lieu le jour même où le chef des FARC, alias Timochenko, lançait, à Bogotá, sa campagne électorale devant une centaine de personnes à peine.
Cette coïncidence est un signe inquiétant. Elle est une manière d'avertir que la subversion communiste continue à appliquer de façon simultanée ses deux lignes : une violente et une autre, légale, en apparence.
Il est très difficile d’admettre que le meeting des FARC à Bogotá et les attaques à la bombe déclenchées à l’encontre de la force publique ce jour – là, furent le fruit du hasard. Il y a, dans ce qui s'est passé le samedi 27 janvier en Colombie, des coïncidences très dérangeantes qui devraient être examinées avec la plus grande attention.
Ce même samedi, dans l'extrême sud de la Colombie, une voiture piégée a explosé, à l'aube (...).
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5 février - JO de Pyeongchang : quartier libre pour les athlètes de Corée du Nord !>Le village olympique de Pyeongchangc

Le village olympique de Pyeongchang, en Corée du Sud, devrait accueillir 22 athlètes nord-coréens.
La Corée du Nord va envoyer 22 athlètes aux JO d'hiver de Pyeongchang, en Corée du Sud. Une mascarade selon nos contributeurs, s'ils ne sont pas libres de leurs mouvements. "Les deux Corées ont décidé de défiler ensemble sous un drapeau de l'unification le 9 février, lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympique de Pyeongchang, et de former une équipe commune féminine de hockey sur glace. Le CIO a ajouté que les 22 sportifs nord-coréens qui prendront part aux JO seront logés au village olympique. Séoul et les organisateurs espèrent que ces JO d'hiver seront les 'Jeux de la paix' et contribueront à apaiser les tensions dans la péninsule, qui ont atteint des sommets ces derniers mois en raison des tirs de missiles et essais nucléaires nord-coréens." (...)

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tariq ramadan2 février - Islamisme : la chute d'une idole

Le 31 janvier, l'idéologue islamiste Tariq Ramadan, petit-fils du fondateur des Frères musulmans accusé de viol par deux femmes en France et d'abus sexuel sur des mineures en Suisse, a été placé en garde à vue par les enquêteurs de la police judiciaire parisienne dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte à Paris des chefs de "viol, agression sexuelle, violences et menaces de mort" à l’endroit de deux femmes qui l’accusent de les avoir violées en 2009 et en 2012. Parmi ces deux femmes, Henda Ayari, ancienne salafiste devenue militante féministe et laïque.
Dans Libération, Bernadette Sauvaget estime son leadership irrémédiablement compromis :Mis en cause depuis fin octobre par deux plaintes pour viol et placé en garde à vue mercredi, le théologien suisse aura, quoi qu'il arrive, du mal à redorer son blason auprès de la communauté musulmane.
Cette garde à vue était attendue. Depuis mercredi matin, le théologien et prédicateur musulman Tariq Ramadan est entendu dans les locaux de la police judiciaire à Paris. C’est la suite logique de l’enquête préliminaire d’envergure lancée fin octobre à la suite des deux plaintes pour viol à l’encontre de cette figure incontournable de l’islam francophone. L’affaire qui a éclaté dans la foulée du mouvement "Balance ton porc" a ébranlé les milieux musulmans.De fait, quoi qu’il advienne des suites judiciaires, Ramadan a d’ores et déjà perdu de son aura. "Son avenir comme leader communautaire est très compromis", estime Omero Marongiu-Perria, sociologue de l’ethnicité et des religions. Le doute s’est installé, rendant infréquentable – au moins pour une très longue période – le leader islamique. "Je ne vois aucun responsable musulman qui pourrait aujourd’hui l’inviter dans sa mosquée", souligne Saïd Branine, responsable du site communautaire Oumma.com. (...) →   Lire la suite de cette chronique

soldats de l'armée régulière afghane1er février - Afghanistan : un refuge pour Daech

Les événements d'Afghanistan se précipitent et suscitent les gros titres de nos journaux : "En Afghanistan, l'Amérique tombe dans le piège taliban" , "Les Afghans pris dans l'escalade militaire des talibans", "L'État islamique revendique une nouvelle attaque en Afghanistan", "L'attaque de l'hôtel Intercontinental de Kaboul fait 18 morts ". Le ton dominant des médias français tend à mettre en cause "les erreurs américaines".
Voici comment Georges Malbrunot, Grand reporter, spécialiste du Moyen-Orient présentait la situation dans le Figaro en ligne ce 31 janvier.
Souvent en conflit avec les talibans, les combattants de l'État islamique ont eux aussi accru leurs attaques, notamment à Kaboul, et auraient reçu des soutiens venus d'Irak et de Syrie.
Même si le chiffre des migrations de djihadistes d'un "califat irako-syrien" moribond vers l'Afghanistan n'est pas encore très élevé, ces mouvements inquiètent les services de renseignements occidentaux. Et d'abord, les Français.
Interrogé par Le Figaro à Kaboul fin décembre, un porte-parole de l'Otan assurait (...) →   Lire la suite de cette chronique

les islamo-terroristes de Boko Haram31 janvier - Boko Haram a encore frappé au Niger

Le 29 janvier, la région de Diffa située à l’extrême Est du Niger a été le théâtre d’un affrontement entre l’armée nationale et les forces terroristes de Boko Haram.
Boko Haram endeuille l'armée du Niger
La secte islamique Boko Haram a perpétré une attaque aux alentours d’un village du nom de Chétimari, non loin de la ville de Diffa, le lundi 29 janvier. Cette attaque visait une position de la Garde nationale.
râce à un renfort, l’armée a pu mettre les terroristes venus en nombre important hors d'état de nuire. Malheureusement, deux soldats de l’armée du Niger ne prendront plus jamais part aux opérations sur le théâtre, ils ont péri au champ de bataille.
Au total, le Niger a perdu au cours du mois de janvier plus ou moins dix soldats et enregistre près d’une vingtaine de blessés des suites d’attaques de Boko Haram.
En revanche,(...) →   Lire la suite de cette chronique

le siège de l’Union africaine à Addis-Abeba30 janvier - Chine : un cheval de Troie en Afrique

Le soft power chinois en Afrique et les bonnes relations entre Pékin et la majorité des États africains n’a pas empêché le gouvernement chinois d’offrir un cadeau empoisonné aux pays africains. En effet, une enquête de notre confrère "Le Monde Afrique" révèle que le siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, qui a été "offert gracieusement" par Pékin et inauguré en 2012, était truffé de micros et ses serveurs trafiqués. Une faille majeure de la sécurité qui a duré de janvier 2012 à janvier 2017.
Le caractère confidentiel des échanges entre les différents chefs d'États africains et leurs délégations respectives qui se tiennent au siège éthiopien de l'Union africaine pourrait se révéler entièrement compromis. Offerte par la Chine en 2012, la tour de verre et ses dépendances qui devait abriter les 28 et 29 janvier, le trentième sommet de l'organisation panafricaine, serait un gigantesque cheval de Troie que les agents des services de renseignements chinois ont truffé de micros lors de sa construction.
En plus de la construction des bâtiments, Pékin avait "gracieusement" offert le système informatique à l'Union Africaine. Selon une enquête de notre confrère Le Monde Afrique, c'est justement en janvier 2017(...) →   Lire la suite de cette chronique

Maduro29 janvier Venezuela : L'élection présidentielle truquée du régime Maduro

Le 23 janvier l’Assemblée constituante du Venezuela a décidé d'avancer de plusieurs mois l’élection présidentielle prévue cette année. Elle se tiendra avant la fin d’avril.
Une organisation aussi rapide et anticipée pourrait prendre de court l’opposition à l’actuel président, dont la plupart des dirigeants sont emprisonnés, en exil ou privés du droit de se présenter.
La Cour suprême du Venezuela a interdit le 25 janvier à la principale coalition de l’opposition au président Nicolas Maduro, la Table de l’unité démocratique (MUD), de présenter un candidat unique à cette élection présidentielle.
Et l’actuel président Nicolas Maduro ne cache pas son intention de se faire réélire. "Je suis un humble travailleur, un humble homme du peuple. Si le Parti socialiste uni du Venezuela (...) croit que je doive être le candidat à la présidentielle du camp révolutionnaire (...) je suis à disposition". (...) →   Lire la suite de cette chronique

Staline et Jegov26 janvier Russie : Touche pas à mon Staline

Occultation des crimes staliniens et nouvelle guerre froide

Dans un reportage publié par Le Figaro du 25 janvier Pierre Avril envoyé spécial à Petrozavodsk souligne à nouveau que "Poutine pourchasse ceux qui dénoncent les crimes staliniens" : Dans une forêt de la région russe de Carélie, proche de la Finlande, 1 500 victimes de la terreur stalinienne enterrées à la hâte étaient ces dernières années honorées. Mais, constate-t-il, "la Russie de Poutine combat aujourd'hui ces commémorations et poursuit ceux qui s'opposent à sa réécriture de l'histoire."
C'est une forêt paisible, dont la route avoisinante perturbe à peine le silence. (...) →   Lire la suite de cette chronique

Mgr  Celli25 janvier La Chine et son église patriotique sous contrôle communiste

La volonté de la Chine communiste de rassembler les catholiques chinois sous l’autorité d’une église indépendante, sans attaches avec le Vatican, trouve désormais une forme d’assistance depuis Rome, selon le site d’informations asianews.it.
Les autorités romaines ont récemment demandé à plusieurs évêques légitimes de céder la place à des évêques nommés sous le contrôle du pouvoir communiste central dans le cadre de l’église patriotique. Pas plus tard qu’en décembre, Mgr Peter Zhuang Jianjian de Shantou (Guangdong) a été contraint de se rendre à Pékin où un "prélat étranger" venu du Vatican lui a demandé de laisser son siège épiscopal à l’évêque illégitime Joseph Huang Bingzhang. C’est ce qu’a confirmé le cardinal Joseph Zen. Et Mgr Zhiang n’est pas le seul à se trouver dans cette situation.(...) →   Lire la suite de cette chronique

REPÈRES

Voici quelques répères pour commencer l'année.

22.1.18 Bulgarie : l’histoire du communisme fait enfin son entrée dans les manuels scolaires
19.1.18 L’Assimilation forcée sous le régime communiste des minorités musulmanes
16.1.18 Evo Morales face à la pression de la rue
15.1.18 La chute sans fin de la maison CGT
18.1.11 J’ai regardé RT France chaque jour
10.1.18 Jean-Philippe Béja : Espérons que M. Macron n’hésitera pas à défendre les valeurs universelles que Xi Jinping dénonce
9.1.18 L'économie cubaine fait marche arrière
8.1.18 Chine: un Tibétain jugé pour avoir défendu l'usage de sa langue
5.1.18 Turquie : l’université et la recherche sacrifiées sur l’autel de la répression
4.1.18 Le verrouillage d’internet par les États censeurs
3.1.18 Venezuela : nouveau défaut de paiement sur un bon de dette souveraine
2.1.18 La fausse lutte du Kremlin contre la corruption.
1er.1.18 Hidalgo rend hommage à Guevara
22.12.17 Une rétro de la désinformation russe
7.12.17 Albanie - les crimes de la dictature et le retour de la vieille garde communiste